mercredi 2 juillet 2014

Clowneries

Rue des ombres,
Passe en Gris
Et promène sa nostalgie 

Chancelante, ruisselante  
De spleen en fine bruine.


Passant Silencieux
Dit sa prose sans voir les cieux.
Tête rentrée dans sa tristesse
Promène sa détresse dans les rues mornes,
Sans vergogne.

Mais derrière les yeux du Passant Grisailleux
Dansent des lèvres qui soupirent
Ouvertes sur un large sourire.
Son bonheur est à l’intérieur.


Avant sa campagne
Prépare soigneusement ses armes :
Sa cartouchière de blagues
Son treillis bariolé de clowneries
Et ses bottes à pirouettes.
Son camouflage d’Auguste.

Il part battre les idées noires
les yeux barrés d'une croix d'ombre.

Puis cerclé du blanc des jours heureux,
une grande banane de rouge
autour de la bouche,
Il part dans une pirouette cacahuète
Petit « hombre »
Traquer les jours sombres.

Et il faut le voir armé de sa gaucherie
poursuivre la tracasserie,
Tirer sur les oiseaux de mauvais augures,
Mitrailler les vilaines figures.

Souffler sur le noir des yeux de Mô
Pour remettre tout en douceur les mots qu'il faut.
Aux couleurs du bonheur. 

©  texte propriété Joel Carayon