samedi 28 juillet 2018

Bruits d’hommes

 

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Vroum, vroum, vroum,
Bla,bla,bla,
Ah ah ah !
Tut, tut, tut,
pimpon pim
grr, grr, grr,

tacatacatac-tac
boum boum boum !
bouh ouh ouh !
Tsoin, tsoin tsoin,
il est des nô-ôtres !

Bling bling bling !
Tchou tchou tchou !
Allez les bleus, allez !
Hourrah, hourrah et re-hourrah !

Vos gueules !



Silence, silence, silence !

mardi 10 juillet 2018

Profession de foi!

Rigolare, rigolare,
rigoler jusqu’à l’hilarité,
être fou de rire comme fou de Dieu,
rouge d’un tremblement zygomatique irrépressible,

rigoler à rendre gorge,
déployer son cri comme un orage
par dessus les nuages,
gonfler le jabot jusqu’à son éclatement,
exploser, canonner d’un rire Berta,
rire viralement,
ha ha ha, cycloniquement !


Rigolare, rigolare,
rire à s’en faire péter la panse,
éclater, éclabousser le monde de ses tripes,
parce qu’il faut y mettre toutes ses tripes,
attester de sa foi dans le rire,
y aller frontalement,
jusqu’à la transe, jusqu’à l’au delà !

Se vider de toute les tristesses,
rire d’un rire gargantuesque,
être prêtre, missionnaire,
être en sainteté, sing-hilarité, sainte hilarité.

Sainte Hilarité riez pour nous, pauvres égarés,
pardonnez-nous nos vies moroses et nos tristesses,
ne nous laissez pas aller jusqu’à l’affliction
mais délivrez nous de l’ennui !

Allez jusqu’à la joie !
Ne pas craindre la crise de foi
ni la gueule des lendemains qui déchantent
mais rire d’un rire qui déjante !

vendredi 6 juillet 2018

Elle a le cœur gros.Trop gros. Alourdi de tous ceux qu’il porte dans son ventricule droit et son ventricule gauche, ceux qui ne vivent plus qu’à l’aune de ses battements, ceux dont le corps s’en est allé, ceux que la vie a lâché, lassée de soutenir ce qui s’effondrait en eux, en leur intérieur encombrés de pleurs, son cœur gros de leurs souvenirs. 
 
Elle doit s’alléger de leur rumeur, expulser ces squatteurs, son cœur est pour elle, elle seule, elle a tant de choses à découvrir, tant de bonheur à battre à la chamade, fort, fort, ne garder que la légèreté de leurs sourires, et les encouragements à vivre !

jeudi 8 juin 2017

Nouveau monde

Là- bas vers l’orient
(Photo Xanthe- Sorbet (flickr) )
de nouveaux maîtres se lèvent.
Dans leur regard l’audace de la jeunesse,
demain leur fait de grandes promesses.

Ils campent sur leurs frontières face à face,
crient « nous sommes les nouveaux impétrants »
sur un océan qui n’a plus rien de pacifique,
refoulent vers l’ouest un monde qui s’incline.

Dans l’air, l’eau, sur la terre aussi,
des forces inconnues s’organisent
en troupes de cyclones, de raz de marais, de tsunami.
La menace vient des pôles, gonfle dans la fonte de leur glace.

Moi, à cheval sur les deux époques,
des guerres du passé je garde la trace ;
de l’aube nouvelle, je scrute la levée
au travers d’un regard à peine né.

Impuissant je me tais.
Je ne serai pas écouté, je sais.
Alors je contemple l’enfant et suis inquiet,
je me nourris de sa vitalité, et suis désespéré.

Son jour s’éclaire d’une lumière brisée
traversée d’infra rouge et d’ultra violet
soleil rasant la terre à toute vitesse,
ombres qui s’allongent, démesurées.

Lou je ne suis qu’un témoin désarmé
un grand-père sans sagesse
touché par ton innocente hardiesse.

Ton rire fuse par dessus mes années
et je vis par procuration, craintif et confiant
porté par la force de ton optimisme naissant.

Dans le silence et la fraîcheur de mon âge,
tout prés d’une fin dont j’aperçois la nuit,
grâce à toi, j’ai l’affront d’espérer.













lundi 24 avril 2017

On a piraté le bleu



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On a piraté le bleu. Une rose, une langue bleues. Une rose est rouge ou malade, malade de la maladie bleue. Elle se porte mal, trop mal dans la couleur du ciel. Et puis la langue est rouge comme le sang parce qu’elle vit. Bleuie elle s’altère, défraîchit, appelle le soin.

Qui a détourné le sang, qui se moque du rouge. Qui est ce virus qui infiltre la fleur et la langue. Qui a mis la main sur la couleur, se promène dans nos media en bleu marine quand le mistral assombrit la méditerranée quand se mélangent le rouge et l’azur dans une eau qui n’a jamais demandé cela. Qui sillonne ce pays en escorte bleue de Prusse.

Je voudrais qu’on réserve le bleu pour le ciel ou la mer, ce serait très bien pour nos artères, ce serait très bien parce qu’on sait où ça nous mène le sang bleu avec des frissons dans le dos et pas seulement, avec un drôle de goût sur la langue qui n’a rien d’un pigment, avec d’étranges chansons et des bruits de bottes dans la roseraie.