mercredi 27 avril 2016

La bibliothèque

 
Jérôme vit dans la cité numérique. Il est en contact quasi permanent avec son double informatique, Li mais le jeune homme se tient un peu à l'écart des réseaux. Il préfère lire des livres et explorer la vieille ville encore tout imprégnée d'une époque révolue. Ce n'est pas très commun dans son monde. Au hasard d'une de ses sorties nocturnes ( réchauffement climatique oblige) le vent dépose à ses pieds une page...

Cliquez ci dessous :


vendredi 22 avril 2016

Ecologie libertaire

Murray Bookchin est un « écologiste libertaire ». Son idée de « municipalisme libertaire » est très intéressante. Il affirme notamment que nous sommes tous compétents pour « gérer les affaires de la société ».

Pas la peine de faire de longs discours ici. Allez voir sur wikipedia...





... et la video suivante aussi :



 

mercredi 20 avril 2016

Un jour comme les autres

Je mets un livre audio en ligne pour quelques temps.
Chaque texte poétique fait référence à un événement de société actuel

avec des résonances dans le temps comme
un pavé dans la mare.

Cliquez sur le lien ci dessous et choisissez le fichier "Un jour comme les autres".

PS :dites moi ce que vous en pensez. Merci

Un jour comme les autres

vendredi 25 mars 2016

Ce jour là

J'te le dis ou plutôt j'te le gueule, j'te l'envoie bien gras.

Ce jeudi est le choix d'la brasse coulée quand dans ma matière inondable j'ai vu passer l'moineau. Il a sa plum' gorgée d'eau il a son chant des jours d'printemps. Bell'figure l'oiseau dans ton plumage tiré à quat' duvets, belle allure le moineau dans tes trilles d'apparât.

Et puis paf t'as poussé ton râle avec l'accent des faubourgs. Dans ton sang de piaf i coulait un chant d'nobless un sang rouge et noir à la couleur des trottoirs, mon oiseau.

Quand j't'ai aperçu l'aut'jour qu'i pleuvait avec dans ton bec l'amer des mauvais' fêtes j'ai tout d'suite pigé qu't'avais chaviré dans quelques houles à plumes blanches. Ell' a dû t'fair' tourner dans son vent com'un moussaillon déboussolé et tu t'pointes ici dans le faubourg où qu't'es né y a bien longtemps et tu penses qu'tu pourras recharger tes accus à l'abri des souvenances, mon bel ange. Et tu chiales dans tes plumes mais c'est, tu dis qu'un rhume des foins. Où qu't'en vois par ici de l'herbe à vache y a qu'à la porte du choucas qu't'en trouveras et elle est pas pour les vaches celle là. Ell' te fera gamberger sans billet flotter dans ton malheur sans douleur, tu nous r'viendras la fleur au bec aussi sec, foi de roitelet et j'm'y connais en aventure d'amoureuses.

– Ta majesté le p'tit roi c'que t'es laid, t'as la plume en lys et le coeur en couronne d'or mais je viens pas pour l'désamour, j'viens pour un bien plus grand malheur, j'viens pour une douleur d'hom' qui rend fou les oiseaux dans Panam ou Brussel ce temps dernier et d'aut'contrées encor dont j'connais pas l'blaze. De drôl de nazes avec la croyanc' dans les ailes et l'goût du sang dans l'bec. Pointu l'bec comme un fer d'lance. J'sens encor sa douleur dans la chair des siècles, j'me souviens. Ce jour l'humain sentait la poudre et la mort, sans remord il s'est planté dans les bras d'un grand guignol à quat sous genr dabouh mais pas d'là bas s'tu was c'que ça planque dans son sous sol. Genr' Grand Guignol Roi des z'homs. Ces planeurs ont filé à tir' d'aigles, dans la cage à oiseau ont tenaillé la peau, dégommé la chair, éventré les murs.

Des sèm'la mort qui mérit pas l'nom d'la race.

J'ai vu dans leur plume un rouge tâcher leur costume de manches.

Faux qu'du faux dans leur chant vers qui qu'ce soit qui tient les becs là haut.

jeudi 24 mars 2016

Vivre

La vie grasse sur ma crasse,
la vie crisse et glisse sur l'asphalte,
la vie à pleines dents jusqu'à cisailler son fil,
la vie faut se la couler en coussins ouatés,
se la calfeutrer, se la protéger
parce qu'il y a dans son ventre
l'arrondi d'un espoir à naître,
à n'être que la main après la main,
une passade,
fulgurante passe.

La vie casse mes doutes,
arrache mes désamours,
la vie glisse son rire
sur tous mes pelages mouillés
dans mes rêves d'enfant,
la vie qu'on traque,
la vie qu'on braque,
qu'on triture sur le bitume,
la vie qu'on noie dans son chagrin,
qu'on perd dans un océan de drames,
qu'on brûle par tous les bouts.

La vie brute brutale
sur qui on bute à chaque pas,
la vie qu'on accroche à nos rêves
sans trêve et sans relâche
qui se donne sans retour à l’œil
qui la porte sur sa rétine.

Vivre jusqu'à l'usure des jours,
jusqu'à la nuit,
jusqu'à l'apaisement,
vivre rouge de nos essoufflements.

Vivre enfin
parce qu'on ne peut pas faire autrement.

Mais vivre bordel.